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De la peinture à la gravure : la vague

Publié le par Eléonore P.

 

August Strindberg (peintre, photographe et écrivain suédois, 1849-1912) est un de mes artistes préférés.

Sa série des vagues m'a toujours fascinée et j'ai une prédilection particulière pour la vague VII (ci-contre) : 

 

J'ai décidé de m'essayer à réaliser une vague "à la manière de" en gravure en petit format carré (10 cm x 10 cm) pour continuer dans ma série du rectangle noir dans un carré.

Voici la mer déchaînée effectuée en aquatinte. La texture me plaît bien, j'adore !

Pour le ciel, je vais tenter une technique nouvelle pour moi : la marbrure. J'en suis encore à mes premiers essais, pas encore concluants... Patience, patience...

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Essai d'une nouvelle technique : la gravure au sucre

Publié le par Eléonore P.

Cet été, je n'ai pas été très active en matière de gravure. Les vagues de chaleur successives ont entamé mon capital artistique... Les températures redescendent, donc je m'y remets ! et en avant pour la gravure au sucre.
Le premier essai fut malheureux : j'ai fait l'erreur de diluer le sucre glace dans l'encre de Chine.
Le deuxième essai fut plus réussi : j'ai ajouté l'encre de Chine au sucre glace. Mais comme je craignais de ne pas obtenir un mélange contenant suffisamment de sucre, j'ai fait une espèce de pâte très dense, un peu difficile à appliquer du coup !
La matrice est superbe, je trouve.


Et voici le premier tirage de ces mégalithes...

Bien sûr, ce n'est pas fini. Il reste à "habiller" tout ça...

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Rectangle noir dans un carré... je continue

Publié le par Eléonore P.

En mars dernier, j'avais évoqué ce projet de réaliser 9 gravures à partir d'un rectangle noir, sur une plaque de cuivre d'un format 10cm x 10cm. Je continue ce projet et je vais essayer d'atteindre les 12 gravures, en diversifiant le support (je vais également faire de la linogravure).

Pour vous tenir en haleine, en voici deux en "exclusivité" ! Les chaleurs de cet été ne m'aident certes pas à apprivoiser ma nouvelle presse. Toutefois, je parviens à faire quelques tirages dans les accalmies. Je commence à être au point sur l'encre, le papier, la pression...

Rectangle noir dans un carré... je continueRectangle noir dans un carré... je continue

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Mon nouveau jouet... une belle presse ABIG

Publié le par Eléonore P.

Mois après mois, j'ai économisé et j'ai pu enfin me l'offrir, ma presse. C'est donc une ABIG avec un beau plateau de 35 sur 70 cm.
Elle s'appelle Baby Jane en hommage à ma grand-mère Jeanne,  au film que j'adore, et parce que j'ai mis 9 mois à réunir les fonds :)
Pour info, j'ai écrit une mise à jour de cet article en avril 2021.

Je la teste encore : cuvette, pression, papier en fonction du support... Petit inconvénient : il fait très (trop) chaud au grenier et l'encre file. Donc il n'est pas évident de réaliser de beaux tirages.

La question de la température mérite un petit aparté. J'ai remarqué qu'il ne fallait pas de température "fraîche". A 15 degré, l'encre fige, ne s'étale pas bien, ne s'essuie pas bien et donne des résultats très médiocres au tirage. A l'inverse, s'il fait trop chaud, l'encre file... Moralité de l'histoire, il faut travailler entre 19 et 25 degrés ! L'été et l'hiver ne sont pas des saisons propices, pour moi en tout cas. Je précise que je travaille à l'aquawash.

Mon nouveau jouet... une belle presse ABIGMon nouveau jouet... une belle presse ABIG
Mon nouveau jouet... une belle presse ABIGMon nouveau jouet... une belle presse ABIG

Avril 2021 : J'ai constaté que l'article relatif à l'achat de ma presse Abig ressort dans les recherches "google" avec les mots clés : presse Abig. Les différents articles que j'ai pu lire sur le sujet sur les forums et autres réseaux sociaux m'amènent à prendre la plume sur ce sujet.
J'ai acheté cette presse, ayant besoin de réaliser des tirages intermédiaires (d'Etat) car la séance hebdomadaire de 2 heures dans l'atelier associatif où j'étais inscrite ne me suffisait pas (là-bas, il y a de très belles presses qui font de très beaux tirages). Mais en 2 heures (dont il faut décompter les temps d'installation et de nettoyage), on ne fait pas grand chose.
Et je suis tombée malade... et il y a eu le 1er confinement, puis le second... sans oublier les conditions spartiates de l'atelier où il fait froid l'hiver (l'encre fige).
Au final, je ne me rends plus à l'atelier associatif, mais je réalise tous les tirages chez moi. Ils seraient certainement plus beaux à l'atelier mais le résultat me satisfait. Je rejoins en cela les propos d'un photographe sur un forum qui disait : est-ce que le résultat attendu vaut vraiment la peine d'investir très cher dans du super matériel ? Je sais que, en ce qui me concerne, ce n'est pas le tirage qui me passionne le plus, mais le travail sur la matrice.
En conclusion, la presse Abig n'est pas la Rolls Royce des presses de taille douce mais elle remplit honorablement son office. Et ça me suffit pour l'usage que j'en ai. 

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Genèse de "Bobby le phoque"

Publié le par Eléonore P.

L'idée est, ici, de vous expliquer quelles sont les différentes étapes de création d'une gravure. J'ai choisi "Bobby le phoque" car le résultat est très éloigné du projet initial et ce n'est pas peu dire !
En 2015, le "Jeu de paume" a organisé une exposition sur le photographe Pierre Le Fenoÿl au Château de Tours. J'ai été frappée par l'affiche de présentation de l'expo car les nuances des arbres m'évoquaient étrangement celles que j'avais pu observer dans les arbres du bord de Loire, mon fleuve préféré. J'ai souhaité travailler sur les matières et les lumières des cimes de ces arbres.

 

Déjà, j'avais tenté de reproduire en gravure ces fameux arbres, en aquatinte, avec des réserves (en blanc) et différents temps de trempage dans le perchlo.

Sans guère de succès... en revanche, cela m'a donné la matière pour "Le vallon" (à voir dans la page consacrée aux paysages fantastiques). Ce ne sont plus des arbres en haut mais la mer en bas !

1er tirage d'essai

Le début
J'ai commencé en saupoudrant la colophane avec des réserves, par étape, pour réaliser les cimes 3 par 3 afin d'obtenir des textures et nuances différentes. J'ai réalisé des bains de durées variables (5 mn, 7 mn, 10 mn, 12 mn...).

Ajout des troncs

Etape intermédiaire...

J'ai ensuite tenté de dessiner les troncs... l'essai ne m'a pas convaincue... d'ailleurs j'ai tenté dans les 2 sens de la verticalité !

Que faire ?

3ème tirage

Je me retrouvais un peu à court... mon truc ne marchait pas, mais alors pas du tout. Je me retrouvais très loin du résultat attendu, à savoir la fameuse photo. Alors j'ai continué à faire des ronds en me disant que je finirai bien par arriver à un résultat qui me conviendrait. 
Et voilà "les arbres" !

Et si je la retourne ?

4ème tirage

Mon tirage ne s'est avéré pas plus concluant. Je refis un essai et j'essuyai moins l'encre. Juste pour voir... et j'eus l'idée de la retourner. La gravure à l'envers m'évoqua alors "Bobby le phoque". Pour les non-Tourangeaux, Bobby était un phoque bien vivant au jardin botanique. Un phoque à qui il manquait un oeil et que j'allais voir avec mes parents le dimanche quand j'étais petite. La gravure prenait forme. Il me manquait juste le "fond".

Et voilà Bobby le phoque !

J'ai, enfin, utilisé le "mélange magique" (aquatinte liquide) en projection sur le haut et le bas de la matrice. Après avoir protégé Bobby avec du vernis, j'ai plongé la plaque quelques minutes dans le perchlo. Et Bobby est sur son rocher !

 

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A venir... la genèse d'une gravure à travers le processus de création de "Bobby le phoque"

Publié le par Eléonore P.

C'est pour bientôt :)

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Retour sur les portes ouvertes à la Morinerie

Publié le par Eléonore P.

Le week end du 26 et 27 mai, les ateliers de la Morinerie ouvraient leurs portes. J'étais invitée dans l'atelier d'Héléna Fin, artiste peintre et graveuse, et aussi photographe et vidéaste.

Retour sur les portes ouvertes à la MorinerieRetour sur les portes ouvertes à la Morinerie
Retour sur les portes ouvertes à la MorinerieRetour sur les portes ouvertes à la Morinerie

Et voici mon espace où j'ai pu exposer 14 gravures récentes et plus anciennes.

J'ai organisé l'expo par thèmes : les villes dans les nuages, les paysages fantastiques et cosmiques, sans oublier "L'arbre aux fées"et "Bobby le phoque" (que je présenterai très prochainement dans un article sur le processus genèse d'une gravure).
Difficile de quantifier le nombre de visiteurs. En tous cas, j'ai passé des heures à présenter, expliquer les procédés (j'avais également exposé des matrices), raconté les histoires de ces gravures... ce qui, compte tenu des circonstances (pour ceux qui connaissent ma situation), est un beau challenge ! Ma belle "Lune violette" et une "Cité radieuse" sont parties décorer un intérieur...

Héléna accueillait également son gendre Sébastien qui exposait ses photos pour la toute première fois.

Enfin, Dominique Pérot présentait ses céramiques et son fils Rodal, ses peintures.

 

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Aquatinte liquide... le "mélange magique"

Publié le par Eléonore P.

J'ai une grande prédilection pour cette technique qui permet d'obtenir des matières et des nuances subtiles avec un grain très fin. Au début, j'ai obtenu des résultats assez inattendus. Avec la pratique, le rendu est moins aléatoire et je parviens à maîtriser plus ou moins les formes et les matières qui vont apparaître. La part de l'aléatoire vient de la morsure primaire de l'acide. J'utilise la paréidolie pour entrevoir un résultat final qui va guider mon travail créatif.

Pour obtenir le fameux « mélange magique », il faut saturer la colophane d'alcool à brûler à 95° dans un pot. Cela doit donner une texture proche du miel qu'il faut laisser reposer 24 heures. Ensuite, il suffit de diluer 1 dose de ce miel dans 6 à 10 doses d'alcool à brûler. Le « mélange magique » est prêt à être appliqué sur le cuivre. L'évaporation de l'alcool à brûler en surface va laisser se fixer la colophane. Il suffira enfin d'immerger la plaque dans le perchlorure de fer selon le principe de l'eau forte.

Précaution : la plaque de cuivre doit être préalablement bien dégraissée au blanc de meudon.

Pour l'appliquer, il est généralement conseillé de le verser sur la plaque, sans utiliser de pinceau car celui-ci entraînerait les grains de colophane... Eh bien ! moi, j'utilise le pinceau justement et cela me permet d'obtenir des effets comme ceux-ci :

Sinon, j'aime l'appliquer en pulvérisation. Pour ce faire, j'utilise un petit pulvérisateur et je projette sur la plaque de cuivre inclinée à 45°. Et cela peut donner ces effets :

 

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Portes ouvertes aux ateliers de la Morinerie

Publié le par Eléonore P.

Bonjour tout le monde,
Dans le cadre des Portes ouvertes des ateliers de la Morinerie, Héléna m'a invitée dans son atelier. J'y présenterai des gravures, quelques-unes nouvelles, d'autres plus anciennes... C'est le week end prochain, 26 et 27 mai, de 14h à 19h. Je serai sur place dans la deuxième partie de chaque après-midi. Au plaisir de vous y voir...


* C'est au 21 rue de la Morinerie à Saint-Pierre-des-Corps. Porte E. Puis à droite au fond de l'entrée.

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René Léraud, mon grand-père

Publié le par Eléonore P.

Mon grand-père a réalisé de nombreuses gravures. Il a travaillé sur de multiples supports, des plus classiques aux moins conventionnels : cuivre et zinc, bois, contreplaqué, tôle rouillée... Il s'est essayé à toutes les techniques : pointe sèche, eau-forte, aquatinte, procédé Goetz... Parfois, il repeignait sur ses tirages.

Il travaillait dans son cellier où il se servait d'une grande presse offerte par un de ses anciens élèves. Mon grand-père était instituteur (il a toujours refusé de vendre ses œuvres et de vivre de son art) et aidait les élèves en faisant du soutien scolaire après la classe. Il souhaitait pouvoir les amener à réussir leur certificat d'études.

Je n'ai malheureusement pas pu récupérer ses matrices, mais j'ai quelques tirages de ses œuvres que je présente ici.

Quelques maisons du bord de Loire (pointe sèche)Quelques maisons du bord de Loire (pointe sèche)

Quelques maisons du bord de Loire (pointe sèche)

Le moulin (pointe sèche)

Le moulin (pointe sèche)

Procédé Goetz sur tôle rouillée

Procédé Goetz sur tôle rouillée

Mon arrière-grand-mère près de la cheminée (aquatinte)

Mon arrière-grand-mère près de la cheminée (aquatinte)

Des nus féminins : A miss contreplaqué et la femme à la mouche
Des nus féminins : A miss contreplaqué et la femme à la mouche

Des nus féminins : A miss contreplaqué et la femme à la mouche

Cauchemar (burin sur aluminium)

Cauchemar (burin sur aluminium)

La négresse blonde (pointe sèche et burin)

La négresse blonde (pointe sèche et burin)

La négresse blonde de Georges Fourest
Cannibale mais ingénue
Elle est assise toute nue
sur une peau de kanguroo

Et parfois elle fait sonner
En souriant d'un air amène
A son col souple un beau collier de dents humaines,
La belle
Négresse, la
Négresse blonde !

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